Défendons le salaire minimum. NON le 8 mars 2026 !
Le 30 octobre dernier, la majorité de droite a adopté une loi qui s’en prend au salaire minimum légal. Désormais, les étudiant-e-s qui travaillent durant les vacances ne seront payé-e-s qu’à 75 % du salaire minimum légal, soit 18,44 frs/h plutôt que 24,59 frs/h.
NON à la précarité étudiante !
Pour beaucoup d’étudiant-e-s, travailler durant les vacances est devenu une nécessité économique pour péniblement boucler leur budget annuel, alors que tout augmente : loyers, assurances maladie, alimentation, habillement, matériel et autres taxes d’études. La précarité étudiante est déjà une réalité, réduire leur salaire de 25% durant les vacances amputerait leurs revenus de plusieurs milliers de francs !
NON au dumping salarial saisonnier
Alors que la droite reconnaît qu’il ne serait pas juste de baisser les salaires durant le reste de l’année, pourquoi le dumping salarial deviendrait-il tout à coup acceptable pendant l’été ou les fêtes de fin d’année ? Avec cette loi, les employeurs pourraient remplacer leur personnel ordinaire par des étudiant-e-s 25% moins chers-ères durant ces périodes. Une aubaine qui porte un nom : sous-enchère salariale !
NON au chantage à l’emploi
« Mieux vaut un job sous-payé que pas de job du tout », voilà l’éternelle justification patronale à tous leurs abus. Ce chantage à l’emploi est non seulement inacceptable, mais ne repose sur aucune étude sérieuse et indépendante qui démontrerait que les « jobs d’étudiant-e-s » auraient disparu à cause du salaire minimum légal.
Après les étudiant-e-s, à qui le tour ?
La droite de supporte pas d’idée d’un salaire minimum légal pourtant voté par le peuple. Elle essaie par tous les moyens d’affaiblir ce droit, au prétexte d’une « moindre productivité » ou d’une « faible expérience », remettant en cause le principe même du salaire minimum. Alors après les étudiant-e-s, à qui le tour ?
Le 8 mars, stoppons l’attaque de la droite et du patronat contre le salaire minimum légal conquis en 2020 par les travailleuses et travailleurs genevois-es. Votons NON au rabais sur les jobs d’étudiant-e-s.
Défendre le salaire minimum légal, c’est aussi défendre l’égalité salariale
Deux tiers des emplois à bas salaires sont occupés par des femmes, dans les secteurs du nettoyage, de la restauration, de l’hôtellerie, de la coiffure/esthétique, dans les buanderies ou encore dans la vente.
En relevant leur salaire de plusieurs centaines de francs pas mois, l’introduction du salaire minimum légal en 2020 a donc contribué à revaloriser leur travail et à réduire ainsi les inégalités.
En réduisant de 25% le salaire minimum durant les vacances, ce sont donc les étudiantes qui seront les premières à subir ce retour en arrière. Et au-delà des étudiant-e-s, c’est l’ensemble des travailleuses dans ces secteurs qui ont tout à perdre et donc à craindre d’un démantèlement progressif du salaire minimum légal.
Le véritable objectif de la droite : ouvrir la voie à remise en cause généralisée du salaire minimum légal !
Les intentions de la majorité de droite sont claires : prétendant fallacieusement préserver l’emploi des jeunes, c’est en réalité l’intérêt économique des patrons qui prime. La droite et le patronat s’attaquent ainsi au principe même du salaire minimum :
« On ne saurait demander à un employeur de payer au salaire minimum un étudiant inexpérimenté qui remplace un employé souvent qualifié ou ayant du moins de meilleures qualifications que celles que l’étudiant peut avoir » (Marc Guinchard, député du Centre).
Si, car le salaire minimum doit justement protéger le personnel non qualifié, tandis que le personnel qualifié devrait être mieux rémunéré.
« Payer plus de 24 francs de l’heure pour un emploi de courte durée, souvent à faible productivité, n’est tout simplement pas viable économiquement » (Vincent Canonica, député LJS et patron d’une grande entreprise de restauration à l’aéroport).
L’obligation de payer son personnel au salaire minimum légal a sans doute réduit les marges bénéficiaires de M. Canonica, mais son entreprise n’a pas mis la clef sous le paillasson depuis 2020…
« Pour remplacer nos vendeurs en vacances d’été, nous donnions l’occasion à des jeunes sans expérience de gagner un joli salaire, autour de 18 CHF de l’heure » (Sebastian Aeschbach, conseiller municipal PLR et patron du commerce du même nom).
Si les « jobs d’étudiant-e-s » sont nécessaires aux entreprises, ils doivent être correctement rémunérés. Et les étudiant-e-s n’ont pas besoin d’un salaire « joli », mais d’un salaire qui permette de payer leurs factures.